Annoncé en début d’année 2019, le nouvel ARVA Evo 5 arrive sur le marché et fait la promesse de la miniaturisation dans un domaine où ce point n’a jamais été vraiment abordé.

J’ai pu utiliser ce nouvel appareil en test pendant 4 mois la saison passée et voici mon retour terrain. 

S’il est donc un domaine où les fabricants n’avaient pas encore beaucoup investi dans les DVA, c’était bien celui de la miniaturisation.

Dans un sondage que j’ai mis en ligne il y a plus d’un an, vous étiez près de 38% à mentionner être à la recherche de plus de miniaturisation, lorsque je vous posais la question des nouvelles fonctionnalités attendues d’un DVA. C’était le deuxième critère, derrière la possibilité de mettre à jour son appareil en le connectant à internet.

Ainsi, lorsque la marque française ARVA annonçait lors du salon ISPO 2019 la sortie de leur nouvel Evo 5 ultra compact, je me suis de suite dis que nous allions peut être enfin disposer de quelque chose de plus petit et léger.

J’ai eu la chance de pouvoir tester cet appareil tout au long de la saison 2018/2019 et même si cela était un appareil de test qui a encore évolué légèrement par rapport au modèle commercialisé cette saison, j’ai pu me faire une opinion sur ce produit.

Prise en main de l’appareil

En premier lieu, la philosophie de conception du nouvel Evo 5 est évidente : la marque ARVA a cherché à créer un appareil petit, qui se veut simple et qui est léger (164 grammes avec la batterie !).

C’est une petite prouesse de miniaturisation avec seulement 11cm de hauteur et 7cm de largeur. Actuellement sur le marché, seul le Pieps Micro occupait ce segment des appareils très compacts.

L’appareil se contrôle à l’aide d’un curseur (ou “slider“) qui coulisse sur le côté et d’un seul bouton marqué d’une icône représentant un drapeau.

Les manipulations sont simples, lorsque que l’on passe l’appareil en mode émission en faisant coulisser le curseur latéral vers le bas, on se positionne en émission et un bouton de verrouillage positionné sur le haut du curseur permet d’empêcher un glissement accidentel de celui-ci vers le bas, qui nous ferait alors passer en mode recherche.

Justement pour passer en mode recherche, il suffit d’appuyer sur ce petit bouton pour débloquer le curseur et le faire glisser une fois de plus vers le bas.

A noter que dans cette position le curseur ne se verrouille pas en mode recherche, ce qui lui permet d’être remis en mode émission en effectuant une pression sur le curseur vers le haut. On pourrait se dire qu’un retour intempestif en mode émission pourrait se produire lors d’une recherche, mais les concepteurs ont travaillé sur la résistance et la force nécessaire pour faire coulisser ce curseur et cette éventualité ne devrait normalement jamais se produire. Surtout qu’en mode recherche on a l’appareil dans la main et qu’il me semble difficile de le faire remonter involontairement.

Lorsque vous revenez vers la position “off” en faisant coulisser une nouvelle fois le curseur vers le haut, il faudra confirmer la mise hors tension de l’appareil avec un appui sur le bouton principal rouge et circulaire. Cette manipulation vise à couvrir le risque d’arrêt accidentel de l’appareil. 

Lors de ma première prise en main de l’appareil, j’ai été gêné par cela et j’ai même oublié de l’éteindre. Du coup en cas d’oubli, l’appareil bascule à nouveau en émission et le risque est que vous pourriez laisser votre appareil allumé sans que vous ne vous en rendiez compte (ce qui a été mon cas…).

C’est assez contre intuitif de positionner un bouton sur “off” et de se dire qu’il pourrait continuer à fonctionner… Dans un monde digital ou l’expérience est simple et surtout très intuitive, ce point me paraît quelque peu dommage.

Du coup pour sensibiliser l’utilisateur, un “bip” sonore vient alerter l’utilisateur qu’une action est nécessaire de sa part, avec une indication sur l’écran qui est suffisamment explicite. Ce point a fortement été revu par rapport à la version de test que j’ai pu avoir. 

Éventail des pictogrammes disponibles sur cet appareil.

Venons en à la batterie qui ne fonctionne qu’avec une seule pile AA. C’est un gros plus car c’est simple, léger et facile à remplacer. Cela nécessitera cependant de vérifier et changer sa pile plus fréquemment, surtout si vous vous entraînez fréquemment avec.

Lorsque vous mettez sous tension, vous obtenez un pourcentage de capacité de la batterie comme on peut le trouver sur la plupart des appareils du marché. Le fabricant indique qu’une pile AA offre une durée d’émission de 250h et de 4h en réception.

En mode Recherche

Le nouvel ARVA Evo 5 est une plate-forme à trois antennes. Sa portée est estimée à 50 mètres. Bien entendu vous pourrez entendre ou lire que d’autres DVA parlent d’une plus grande portée, mais 50 mètres suffisent largement pour ce type d’appareil.

Premier signal franc avec une indication de 46 lors d’un test. La portée maximale donnée par le fabricant se confirme lors de mes tests qui ont mis en lumière qu’autour de 50m un premier signal était capté. 

Cet appareil dispose également d’une fonction de marquage permettant lors d’une recherche multi-victimes de les marquer. L’Evo 5 propose aussi une gestion des interférences liées aux éventuels smartphones ou autres appareils électroniques qui pourraient perturbés une recherche. D’autres fonctionnalités importantes sont encore présentes, comme le “group check“, le retour automatique en émission en cas de sur-avalanche et enfin une indication de demi-tour.

Réduction de largeur de bande en cas d’interférence.

Puisque l’on parle de sur-avalanche, le système propose un mode de retour automatique en transmission après 8 minutes. Cela veut dire que pendant une recherche, toutes les 8 minutes, l’appareil reviendra en mode émission avec un signal sonore qui l’indiquera, sauf si vous appuyez sur le bouton de marquage pour indiquer que vous souhaitez continuer votre recherche.

C’est un point à intégrer lors des premiers exercices de recherche que vous pourrez effectuer avec l’Evo 5, car même en ayant lu le mode d’emploi j’avais été dérangé par ce message lors de mes différents exercices de recherche, car ce point m’était sorti de la tête. 

Marquage d’une victime.

Conclusion

Je n’étais pas convaincu par un si petit appareil et notamment par l’idée de pouvoir le placer dans une poche de veste ou de pantalon. Ayant toujours pratiqué avec un appareil proche de la peau sur la première couche, ce changement ne m’était pas familier de prime abord. 

De même, sur le fait de ne pas avoir de holster mais une simple sangle ventrale avec une élastique au bout pour la relier à l’Evo 5. Finalement c’est assez pratique car l’appareil est à la fois accroché et dans une poche. En cas de recherche, l’accès à l’appareil devient très rapide avec cet élastique qui est suffisamment long. 

Du coup une fois ce nouvel appareil essayé, je l’ai adopté complètement et me suis très bien fait à ces changements. L’appareil est incroyablement petit, pas lourd et pas gênant du tout.  J’ai beaucoup apprécié la simplicité de l’appareil, même s’il est important de garder à l’esprit certaines informations.

Autre point qui m’a longuement questionné, fut le curseur dont le coulissement n’était pas optimal sur l’appareil de test que j’ai pu avoir. Après en avoir longuement parlé avec le fabricant, il semble que des adaptations aient été faites. Je viens de tester la version finale qui sera commercialisée et je suis grandement rassuré car ce curseur a été modifié et la sensation de coulissement est plus naturelle (le “click & feel”) et le bouton de blocage plus franc. 

Idem sur les petits points concernant l’interface utilisateur et le passage en mode “off”, le fabricant a renforcé les messages sonores et visuels pour mieux indiquer cette particularité.

Est-ce que je pourrais utiliser le nouvel ARVA Evo 5 ? Sans aucun doute, j’ai été converti surtout par sa simplicité et sa taille qui en font un appareil de sécurité avec toutes les spécificités que l’on attend d’un tel équipement mais avec un petit plus concernant la praticité.

Dans tous les cas cela n’empêchera en rien de bien s’entraîner avec un tel appareil pour en maîtriser toutes les subtilités, comme il est de rigueur avec tous les DVA en général. 

Caractéristiques techniques :

  • Poids : 165g
  • Fréquence : 457 kHz
  • Nombre d’antennes : 3
  • Largeur de la bande de recherche : 50 mètres
  • Piles : 1 pile AA
  • Autonomie en émission : 200 h
  • Indication de distance : oui
  • Indication de direction : oui
  • Indication multi-victime : oui
  • Fonction marquage victime : oui, jusqu’à 3
  • Retour émission : oui.
  • Test groupe : oui
  • Test fréquence : oui
  • Holster : non, vendu séparément
  • Prix : ~240€
 
Pour rappel, la vidéo commerciale du fabricant: 

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