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Météo France a annoncé récemment que plusieurs de ses bureaux allaient fermer au cours des prochaines années. Les antennes de Chamonix et de Bourg Saint Maurice sont concernées entre autres.

Ainsi depuis cette annonce un vent de contestation s’est levé partout en France et dans tous les massifs montagneux pour protester contre cette décision.

Plusieurs actions de grève ont aussi été menées au niveau national à Météo-France depuis fin 2017 et l’annonce de ces baisses d’effectifs. Près de 95 suppressions de postes sont annoncés dès 2018 sur le territoire. Ce seront ensuite 500 postes en moins d’ici 2022.

L’établissement public administratif va donc arrêter de remplacer les départs à la retraite. L’antenne basée à Chamonix ne devrait pas fermer immédiatement, mais le bureau fermera ses portes d’ici quelques années et les activités seront exercées depuis Grenoble.

« Ici, nous faisons principalement des prévisions météo et des prévisions aux risques d’avalanches, explique Gilles Brunot, adjoint au chef météo des Alpes du Nord. Nous sommes aussi capables de faire de la climatologie. » Une présence locale importante pour prévenir les risques d’avalanche.

Le champ d’action des prévisionnistes concerne de nombreux secteurs comme les axes de circulations, mais aussi les Conseils départementaux de Savoie et de Haute-Savoie, ou encore la SNCF ou des villes avec une grande agglomérations.

Cette décision inquiète une grande partie des acteurs de la montagne, qui travaillent notamment auprès de Météo France sur les questions de prévisions de risque avalanche. En effet, le secteur du tourisme est  très dépendant des prévisionnistes. Les BERA (bulletin d’estimation du risque d’avalanche) sont produits quotidiennement par Météo France, qui nous explique ces bulletins pourraient devenir des bulletins automatisés dans le futur, si les suppressions de postes prévues ont bien lieu.

L’hiver que nous connaissons démontre bien l’importance du travail des prévisionnistes en complément des ordinateurs et autres algorithmes de calculs de plus en plus puissants dont bénéficient Météo France. Alors allons-nous connaître la fin des prévisions au plus près du terrain ? Nous ne l’espérons franchement pas tant nous connaissons l’importance des BERA qui sont une source d’information très précieuse dans la préparation de nos sorties en montagne.

Yan Giezendanner, expert montagne et prévisionniste Météo France au bureau de Chamonix nous explique la situation et l’importance de leur travail (source TVMountain):

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